Le cadre du Système d’information sur les professions et les compétences (SIPeC) repose sur la Taxonomie des compétences et des capacités (TCC). Les descripteurs ont été choisis en fonction de leur inclusion dans d’autres bases de données sur les professions et de la facilité avec laquelle ils peuvent être mesurés au sein du SIPeC. Des échelles et des dimensions normalisées ont été définies en vue d’évaluer les descripteurs dans les catégories des Compétences, des Habiletés, des Attributs personnels, des Domaines d’intérêt, des Connaissances et des Activités du travail. Pour la catégorie Contexte de travail, des échelles et des dimensions précises ont été sélectionnées pour chaque descripteur selon l’information requise. Le tableau suivant présente les dimensions mesurées pour chaque catégorie, et le fondement de cette méthodologie est exposé plus en détail ci-dessous.
| Dimensions et échelles de mesure du SIPeC | |
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| Catégories | Dimensions mesurées |
| Compétences |
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| Habiletés |
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| Attributs personnels |
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| Domaine d’intérêt |
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| Connaissance |
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| Activités du travail |
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| Contexte de travail |
Seulement une ou deux dimensions de la liste suivante sont retenues pour chacun des descripteurs :
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Fondement méthodologique pour le développement du SIPeC
Analyser plus de 200 descripteurs de compétences pour 900 professions en utilisant une ou deux dimensions pour chacune représenterait une entreprise longue et couteuse. Pour résoudre ce problème, une approche plus efficace a été adoptée qui privilégiait le recours à des sources de données préexistantes fournissant des renseignements uniformes sur les professions. Il a été établi que la base de données américaine O*NET constituait une ressource clé, car elle est à la fois exhaustive et accessible au public. Puisque les descripteurs du SIPeC concordent avec ceux d’O*NET, cette base de données fut une source initiale pour l’élaboration des profils des professions au Canada.
L’importation des données du système O*NET dans le cadre canadien a été réalisée en deux étapes importantes :
- La création de correspondances entre les classifications des professions aux États-Unis et au Canada, ce qui inclut plus de 900 sous-groupes de la Classification nationale des professions (CNP) utilisés dans le SIPeC et environ 930 professions contenues dans O*NET.
- L’établissement d’une méthode de conversion pour mesurer les descripteurs permettant d’adapter l’échelle de sept points d’O*NET pour celle de cinq points du SIPeC.
O*NET analyse les descripteurs des catégories Compétences, Habiletés et Activités du travail à l’aide de deux dimensions : l’importance et le niveau de compétence. Toutefois, à la lumière de l’examen des données, une forte corrélation a été constatée entre les notes attribuées à l’importance et au niveau de compétence pour la plupart des descripteurs. Par conséquent, dans le but de simplifier la conception du SIPeC, la dimension « importance » a été remplacée par l’applicabilité, en utilisant une échelle binaire Oui/Non afin de préciser si un descripteur est pertinent ou non pour une profession donnée. Si un descripteur est considéré comme applicable à une profession, une note de 1 à 5 lui est attribuée. Bien que la cote d’applicabilité ne soit pas affichée sur le site Web, cette distinction est reflétée par l’utilisation du « 0 » pour le niveau de compétence, ce qui indique que le descripteur n’est pas applicable.
Une autre importante différence entre le SIPeC et O*NET est la façon dont le premier évalue les descripteurs en fonction des niveaux de compétence et de complexité. La base de données américaine se sert d’une échelle de sept points, tandis que celle du système canadien en compte cinq. Celle-ci a été choisie pour distinguer clairement les différents niveaux grâce à un design intuitif. Les données provenant de l’échelle de sept points ont été intégrées dans celle de cinq points à l’aide d’une formule de conversion axée sur la moyenne, les seuils entre les niveaux étant déterminés au moyen d’écarts-types par rapport à la moyenne. Une telle approche a permis une évaluation au cas par cas, puisque la moyenne et l’écart-type sont propres à chaque descripteur.
Certains descripteurs relevant des catégories Attributs personnels et Contexte de travail concordent avec celles nommées «Work Styles (Styles de travail) et «Work Context (Contexte de travail) compris dans la structure du système américain. O*NET emploie une échelle à 5 points, où le niveau 1 signifie que le descripteur n’est pas nécessaire pour la profession et les niveaux 2 à 5 indiquent un degré croissant d’importance ou de pertinence. Pour assurer la cohérence avec les autres catégories de descripteurs, le SIPeC a remanié le modèle de mesure en adoptant l’échelle d’applicabilité (« oui » ou « non ») et en supprimant la réponse négative du niveau 1 pour les options de la deuxième échelle (p. ex. l’importance, la fréquence ou la durée), de sorte que les valeurs signalent qu’un certain niveau est présent pour chaque descripteur si une note lui est attribuée.
Après avoir établi la concordance et converti les notes, une analyse complète a été réalisée pour chaque profil du SIPeC en vue de refléter le contexte canadien. Pour ce faire, un examen détaillé de diverses ressources a été effectué, dont :
- la Classification nationale des professions;
- le Guide sur les carrières;
- les profils des Compétences essentielles;
- le Programme du Sceau rouge;
- les normes professionnelles;
- des sources des gouvernements provinciaux;
- d’autres sources portant sur le marché du travail pertinentes.
Remarques
Les notes attribuées aux descripteurs de la catégorie Connaissances ne s’appuient pas sur les données d’O*NET, mais exclusivement sur le Guide de cotation canadien, dont il sera question plus loin.
La catégorie Domaines d’intérêt a également été élaborée en fonction d’une approche distincte, car elle ne repose pas sur des notes déterminées à l’aide d’une échelle de mesure, mais plutôt sur l’attribution des codes Holland (Réaliste, Investigateur, Artistique, Social, Entreprenant et Conventionnel), qui sont composés d’une combinaison de trois lettres. Ces derniers sont établis en fonction du caractère descriptif et caractéristique de l’environnement de travail Holland pour chaque profession.
Guide de cotation canadien
Dans le but d’appuyer une évaluation uniforme des exigences professionnelles, le Guide de cotation canadien a été élaboré afin de servir d’outil de référence. Il a joué un rôle central dans l’examen initial, ainsi que dans les révisions subséquentes, des cotes associées aux professions en assurant une clarté dans la façon dont elles ont été établies et interprétées tout en favorisant la cohérence et la transparence du processus décisionnel.
Des Guides de cotations canadiens ont été élaborés pour les catégories Compétences, Habiletés, Activités du travail, Contexte de travail et Connaissances. Ces derniers présentent les indicateurs utilisés pour évaluer les descripteurs et fournissent des explications détaillées des niveaux de classement qui comprennent des exemples de tâches représentatives et de professions associées à chaque niveau, permettant ainsi d’illustrer comment les cotes étaient appliquées.
En plus de l’analyse interne, le Guide aide également les intervenants à acquérir une meilleure compréhension des cotes. Pour les utilisateurs externes, il représente un outil d’interprétation clé, permettant aux intervenants de mieux comprendre comment les données professionnelles ont été évaluées et comment les niveaux des cotes correspondent aux exigences réelles des emplois.
En utilisant le Guide pendant le processus de révision des cotes, le SIPeC s’assure que les données sur les professions sont évaluées soigneusement, présentées clairement et fondées sur une méthodologie transparente.
Si vous souhaitez pouvoir utiliser les Guides de cotation canadiens, veuillez communiquer avec nous.
Méthodologie des révisions
Après l’élaboration initiale du SIPeC, les révisions et versions ultérieures des classifications ont cessé d’utiliser les données provenant d’O*NET. Le processus d’examen repose désormais uniquement sur des sources canadiennes de données sur les professions. De plus, depuis la création des Guides de cotation canadiens, les classifications professionnelles sont méthodiquement analysées à l’aide d’indicateurs précis afin d’assurer la cohérence et l’harmonisation de l’ensemble des descripteurs et professions. Les résultats de ces révisions sont publiés en tant que nouvelles versions du SIPeC. Pour en savoir plus sur les versions et le processus de révision, consultez la page Versions du SIPeC.
Méthodologie pour la Correspondance des compétences
L’outil de Correspondance des compétences vise à aider les utilisateurs à explorer des professions qui se rapportent à une autre profession précise. Il utilise un index de similitude qui se fonde sur la base de données du SIPeC, laquelle compte 900 professions, afin de cerner celles qui ont des compétences semblables. Les résultats mettent en lumière les possibilités pour les transitions professionnelles et le perfectionnement.
L’analyse est axée sur les descripteurs des quatre principales catégories de la Taxonomie des compétences et des capacités (TCC), à savoir les Compétences, les Habiletés, les Connaissances et les Attributs personnels.
Déterminer quelles sont les professions semblables pour chaque profil professionnel du SIPeC
L’index de similitude a été calculé à l’aide de la méthode de la distance euclidienne pondérée. Cette technique reposant sur la distance permet de mesurer la différence entre deux variables afin de déterminer leur ressemblance. Une distance euclidienne plus petite signifie que les variables ont un haut degré de similitude. Dans le cas de l’outil de Correspondance des compétences, les variables sont les cotes attribuées aux deux profils, et ce calcul a été effectué pour les descripteurs Compétences, Habiletés, Connaissances et Attributs personnels évalués dans le SIPeC.
En fonction de la distance calculée entre deux professions, des seuils adéquats ont été établis afin de les catégoriser comme étant « très semblables », « semblables » et « relativement semblables ».
Pour de plus amples renseignements sur la façon dont l’index de similitude est établi, n’hésitez pas à communiquer avec nous.